Le mercredi 28 octobre à 20h, le Président de la République annonce un nouveau confinement de la population française afin de maîtriser la nouvelle vague épidémique Covid-19. Ce nouveau confinement généralisé est différent de celui que nous avons vécu en mars dernier : les écoles, collèges et lycées restent ouverts ; l’activité économique continue à condition que les personnes en capacité de télétravailler restent travailler depuis chez eux ; les commerces, bars et restaurants sont une nouvelle fois soumis à fermeture administrative.
Afin de limiter les flux de population dans les rues, le gouvernement a décrété la fermeture de 200 000 commerces dit « non-essentiels », c’est-à-dire qui ne vendent pas de produits de première nécessité ou de produits alimentaires. Les fleuristes, les boutiques de prêt-à-porter, les coiffeurs, les parfumeries, les magasins de jouets, les magasins de décoration, les cuisinistes, et tant d’autres ont du une nouvelle fois « fermer le rideau ». Ces commerces, pour la grande majorité, sont les commerces de proximité qui font la vie locale, l’attractivité et le bien-être social de nos 30 000 communes de moins de 10 000 habitants.
Alors qu’ils se relèvent péniblement du premier confinement, cette nouvelle fermeture est un coup très dur pour nos commerces de proximité, qualifiés administrativement de « non-essentiels », qui pourtant ont investi et adapté avec responsabilité leur activité pour respecter au maximum les règles sanitaires, et pour permettre à leurs clients d’acheter en toute sécurité.
Le lundi 2 novembre, j’ai organisé une audioconférence avec 50 commerçants de ma circonscription, qui m’ont tous fait part de leur « sentiment d’injustice » et de leur « incompréhension » face à des mesures sanitaires fortes, et du risque « de ne pas se remettre financièrement d’un nouveau confinement, encore moins à l’approche de Noël ».