Session plénière du 12 juillet 2012

Posted: 20 janvier 2014 | Rhône-Alpes

Lors de cette session, Damien ABAD est intervenu sur l’Institut de la Confluence. Retrouvez la vidéo de sa prise de parole :

• intervention de Damien ABAD sur l’Institut de la Confluence :

 

Retrouvez la lettre d’information du groupe UDC et Apparentés faisant suite à cette session plénière qui s’est tenue le 12 juillet 2012 au Conseil régional de Rhône-Alpes :

Téléchargez le numéro de « UDC INFOS ».

 

L’édito du Groupe UDC

Qui se ressemble s’assemble, se rassemble et se recompose… Ce proverbe s’applique à la majorité régionale. Le PS se veut plus vertueux que la vertu, prônant depuis de nombreuses années le non-cumul des mandats et promettant de l’appliquer une fois au pouvoir. Comme ils seraient nombreux à perdre leurs postes, le projet de loi ne sera pas pour tout de suite… Le Front de Gauche, qui jure la main sur le cœur ou le poing en l’air qu’ils feront la révolution, sait se rapprocher du PS pour avoir des sièges mais n’hésite pas à faire un recours contre Jean-Jack QUEYRANNE au début du mandat ! Que dire alors des écologistes ! Ils troquent leurs convictions contre des places aux élections et n’hésitent pas à trahir dès qu’ils peuvent. Comme par exemple, lors de l’examen du Schéma Régional Climat Air Énergie où Monsieur LECLAIR, Vice-président du Conseil régional a appelé à voter contre le rapport qu’il présentait au nom de la majorité ! Ou encore, lors de l’examen du rapport relatif à la santé, Monsieur CHABROLLE, Vice-président du Conseil régional, a expliqué que la Région devait impérativement soutenir la lutte contre le cancer. Quel retournement ! Au début du mandat ils se sont opposés farouchement à l’hadronthérapie (méthode innovante de radiothérapie pour le traitement du cancer). Alliés de façade pour remporter les élections, en conflit permanent au sein de la majorité, ils ont su se rapprocher aujourd’hui pour redistribuer les places de vice-présidents à la Région !

 

PNR : projet de charte des Baronnies provençales

Avec six Parc Naturels Régionaux, notre Région s’inscrit dans de belles aventures de territoires mais aussi dans une aventure humaine où les élus, les acteurs de terrain, les citoyens se fédèrent autour d’un projet, d’un diagnostic partagé, d’une identité forte. Après le vote des 130 communes (dont 89 sont drômoises), celui des intercommunalités et celui, des départements concernés, c’est au tour de notre assemblée régionale de se prononcer sur la pertinence d’un Parc Naturel des Baronnies. Nous sommes favorables aux PNR, d’ailleurs nous avons voté les différentes subventions de préfiguration du Parc des Baronnies. Nous avons eu le souci d’écouter avec la même attention tous les protagonistes de cette aventure. La situation idyllique présentée dans le rapport n’est pas du tout celle de la réalité du terrain. Près d’un tiers des communes concernées ont délibéré contre le Parc ayant pour conséquence une carte en trous de gruyère ! Même l’assemblée départementale drômoise n’a pas été unanimement favorable au Parc. Pire encore, une certaine pression a été exercée sur des élus du territoire, avec notamment quelques courriers fort maladroits ! Nous sommes favorables à un projet de parc afin de permettre le développement harmonieux de ce territoire remarquable. Mais un projet de parc n’est durable que s’il y a une vraie adhésion des acteurs de ce territoire. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, nous attendons plus de démocratie !

 

PNN : chartes des parcs naturels de la Vanoise et des Écrins

À cette occasion, notre Groupe a rappelé combien un vrai projet de territoire équilibré doit respecter une solidarité économique participant au maintien de la vie sur ces territoires. Cela passe aussi par une vision partagée des populations entre « préservation » et « développement économique » ; l’un sans l’autre serait à nos yeux catastrophique pour ces pays de montagne. Il convient aussi d’insister pour que les discussions aboutissent à un consensus préservant les lieux tout en n’interdisant pas le développement en zone d’adhésion.

 

Rhône-Alpes, la santé pour tous dans un environnement sain

La santé est l’une des préoccupations majeure des Français. Sur le fond, nous partageons les objectifs affichés mais nous ne pouvons pas accepter d’abandonner la santé à de simples effets d’annonces. Sans financement significatif pour atteindre ces objectifs, comment pouvons nous garantir l’accès à la santé ? Développer et coordonner une politique de prévention ? Et intégrer les risques sanitaires liés à l’environnement sans dépenser un euro ? Avant de vouloir investir le champ de la santé qui n’est pas une compétence régionale, il convient d’attendre la traduction politique des promesses du candidat Hollande. D’ailleurs, le Président Jean-Jack QUEYRANNE a reporté l’examen du budget pour « être en phase » avec la nouvelle loi de finances qui sera votée en janvier. Comment expliquer qu’il faille attendre les orientations de la politique nationale pour établir le budget de notre Région et s’empresser de se prononcer sur un rapport sans attendre les propositions du Président HOLLANDE ? Et surtout comment peuvent-ils imaginer faire croire aux Rhônalpins qu’ils feront des miracles avec des promesses !

 

Service public régional de la Formation : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Nous avons examiné le dernier volet censé simplifier l’accès à la formation en coordonnant l’action régionale, nationale… L’idée est pertinente, le concept séduisant mais la lecture déroutante ! Une volonté de simplifier qui complexifie ! Par exemple, la majorité a trouvé que le trop grand nombre d’interlocuteurs des offres de formation, les rendaient invisibles. Ils nous proposent donc un nouveau concept : pour simplifier, ils rajoutent deux nouveaux échelons pour coordonner les offres alors que la multiplication des structures nuit déjà à leur efficience. Comme le nouveau Président de la République a placé la jeunesse au cœur de son quinquennat, ne serait-il pas judicieux de réformer l’Éducation nationale pour que la formation professionnelle cesse de palier aux insuffisances éducatives d’orientation et d’enseignement ?

 

Entreprise Rhône-Alpes International (ERAI)

En période de crise, où l’argent public est rare, la Région a décidé de reprendre à son compte la dette du pavillon Rhône-Alpes à Shanghai. Nous estimons que cela ne peut pas se faire sans connaître le plan d’optimisation des coûts d’ERAI. De plus, aucun plan d’exploitation du pavillon visant l’équilibre budgétaire ne nous a été présenté. Face à cette double incertitude, nous avons refusé de soutenir dans l’état ce transfert de charge.